Droit à l’oubli : Communiqué de presse de Rose Magazine

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mar 2015

Communiqué de presse 24 mars 2015

 

Droit à l’oubli : Rose Magazine salue une avancée pour les enfants atteints de cancer mais s’inquiète de la place des adultes dans ce dispositif.

L’association Rose, éditrice de Rose Magazine se félicite de l’avancée que constitue le droit à l’oubli pour les 1700 enfants de moins de 15 ans qui souffrent chaque année en France de cancers pédiatriques mais s’inquiète de la place des adolescents et des adultes atteints de cancer dans ce dispositif.

Abaisser de 20 ans à 15 ans (après la fin des traitements) le délai de non déclaration de son cancer représente un signal positif mais insuffisant compte tenu des taux de survie qui se sont considérablement améliorés ces dernières années.

Elle écarte des milliers de patients (350 000 nouveaux cas de cancers chaque année) avec des taux de survie à 5 ans allant de 90% à 100%. Citons entre autres*, le  cancer du sein in situ T1 qui présente un taux de survie de 93% et plus spécifiquement le cancer du sein T1 N0M0 qui affiche 100% de taux de survie. Ou encore les cancers de la tyroïde (94%) ou des testicules (95%). *source rapport RAPSURVIE 10 de l’INCA. 

Dans son discours d’annonce du Plan Cancer III le 4 février 2014 le chef de l’état s’était engagé clairement en évoquant : « Le dispositif (AERAS) n’a pas évolué alors que beaucoup d’anciens malades ont une espérance de vie comparable à ceux qui n’ont pas été malades. Le temps est donc venu d’instituer un véritable droit à l’oubli. Il s’appliquera à tous ceux qui enfant ou adolescent ont vaincu le cancer, ainsi qu’à tous les autres malades dont les données de la science nous disent qu’ils sont guéris. La convention sera renégociée, sur ces bases, et s’il n’est pas possible de la conclure ainsi, c’est la loi qui interviendra. »

Cette convention renégociée n’établit pas que tous les malades « dont les données de la science nous disent qu’ils sont guéris », vont bénéficier d’un droit à l’oubli. Nous demandons donc au Président de la République et à la ministre Marisol Touraine de tenir leurs engagements concernant le droit à l’oubli et de réduire à 10 ans le délai de déclaration pour tous.

Rose Magazine à l’origine du droit à l’oubli

A l’occasion de la sortie du 1er Rose Magazine,  l’équipe de Rose, composée d’anciennes malades, lançait le  « Manifeste des 343 cancéreuses », demandant aux pouvoirs publics un droit à l’égalité citoyenne face à l’emprunt et est ainsi devenue le témoin et le porte-parole de l’inadaptation d’AERAS, convention regroupant les « risques aggravés de santé », à prendre en compte la diversité de maladies telles que le cancer. Son engagement s’est rapidement cristallisé sur un droit simple et fort : le droit à l’oubli.

A travers des prises de paroles publiques, l’interpellation des politiques, des réunions constructives auprès de mesdames les ministres de la santé, de la recherche et de la formation supérieure, de la famille et enfin des droits de la femme, ainsi que via une pétition en ligne ( http://ezteam.rosemagazine.fr/droit/) Rose Magazine a porté cette revendication à l’agenda politique. Entendu et relayé par le Président de la République, le droit à l’oubli est devenu un des axes forts du Plan Cancer III annoncé le 4 février 2014. 

Site de rose magazine : rosemagazine.fr

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